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Bertyone Rules
Quand on aime on ne compte pas
 

Un film de Jason Reitman (USA, 1h31)

 

avec Ellen Page, Michael Cera, Jennifer Garner, Jason Bateman, J.K. Simmons



Bande annonce et extraits ici

 

Juno McGuff, 16 ans, est une jeune fille qui n’a pas la langue dans sa poche mais qui, sous ses airs de dure, se cherche comme toutes les adolescentes de son âge.
Alors que la plupart de ses copines de lycée passent leur temps sur Internet ou au centre commercial, Juno ne fait rien comme les autres. C’est ainsi qu’un jour où elle s’ennuie, elle couche avec Bleeker, garçon aussi charmant que peu prétentieux. Mais quand elle tombe enceinte accidentellement, elle décide de trouver le
couple de parents adoptifs idéal qui pourra s’occuper de son bébé. Avec l’aide de sa meilleure amie Leah, elle repère dans les petites annonces du journal local Mark et Vanessa Loring qui rêvent d’adopter leur premier enfant. Soutenue par sa famille, Juno fait la connaissance des Loring. Tandis que le terme de sa grossesse approche, Juno va devoir faire preuve de maturité et de courage...



Mon avis : 

Le cinéma indépendant US a encore de beaux jours devant lui tant qu'il sera capable de nous offrir des films comme celui-ci. JUNO est un petit bijoux porté de la (jolie) tête et des (pas si frêles) épaules par une Ellen Page absolument magique. Mais comment douter du talent d'une actrice qui parvenait à faire exister un personnage en cinq minutes de présence au milieu de la foire aux mutants qu'était X-Men 3. C'est bien simple, elle crève l'écran et il est fort probable que la nomination à l'Oscar que lui a valu ce rôle n'est que la première d'une longue liste. D'un abattage rare, elle donne une vrai profondeur à un personnage qui pourrait facilement devenir antipathique tant elle semble déconnecté de tout ce qui se passe autour d'elle. A moins qu'il ne s'agisse que d'une distance de protection. Quoi qu'il en soit, elle est parfaite.

 

 

Juno ou la grossesse décomplexée

 

Si la performance de la jeune actrice mérite milles éloges, il ne faut pas oublier Jason Reitman. Le réalisateur prouve après THANK YOU FOR SMOKING, qu'il sait prendre à bras le corps un sujet et le rendre incroyablement attachant. Pas d'effets gratuits, pas de gros discours moralisateur (alors que le sujet s'y prête), cela s'appelle l'intelligence. Le scénario n'est pas en reste et ne se contente de coller aux basques de son héroïne. Certes, Juno est toujours présente mais l'histoire du couple Garner-Bateman n'est pas laissée pour compte et apporte un surplus d'émotion dans ce film qui n'en manque vraiment pas. Alors bien sûr, le portrait dressé est un peu trop parfait pour y croire (la réaction des parents est on ne peut plus cool, le père de l'enfant ne se pose pas de questions métaphysiques) mais cela s'inscrit naturellement dans le discours général du film.

Et les films qui sont à la fois intelligents et distrayants n'étant pas légion, courrez voir JUNO.

Bertyone2046




Un film de Dany Boon (Fr, 1h40)

 

avec Kad Merad, Dany Boon, ...



Bande annonce et extraits ici

 

Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d’obtenir une mutation sur la Côte d’Azur. Mais il est démasqué : il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.

Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c’est l’horreur, une région glacée, peuplée d’êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le « cheutimi ». Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu’il se plait dans le Nord. Elle pense même qu’il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu’en effet, il vit un enfer à Bergues.

Dès lors, sa vie s’enfonce dans un mensonge confortable : quinze jours durant, il s’éclate dans le Nord en
compagnie d’Antoine, et un week-end sur deux, il se fait choyer par sa femme qui surmonte peu à peu sa dépression. Tout va bien, jusqu’au jour où Julie décide de rejoindre Philippe à Bergues pour mieux l’aider à traverser ce qu’elle croit être une épreuve.
Philippe est obligé d’avouer à Antoine et son équipe qu’il les a décrits comme des barbares à son épouse. Il les supplie de se comporter comme tels pour couvrir son mensonge et effrayer Julie afin qu’elle reparte très vite. De mauvaise grâce, les employés de Philippe se prêtent à la mascarade et font passer à Julie le pire séjour de sa vie.

Mais Julie découvre la supercherie... 


Mon avis :

 

Voici donc la comédie surprise qui casse tout sur son passage et va sûrement terrasser le box office. Et ma foi, ce ne sera pas démérité. Pas que le film révolutionne quoi que se soit dans l'histoire du cinéma mais il remplit totalement l'objectif qu'il s'est fixé, à savoir divertir et amuser.

Dans la grande tradition des duo comiques façon De Funès-Bourvil, le duo Mérad-Boon fonctionne à merveille. La découverte du Nord à travers les yeux du sudiste est un régal de comédie. Les clichés sont enfilés à la queue leu leu pour être mieux démontés par la suite et jamais la méchanceté ou le cynisme ne viennent gâcher la fête. C'est reposant. Et le film compte déjà une scène culte avec la fameuse tournée des facteurs. Devant tant de joies simples, on passera volontiers sur les défauts que l'on pourrait relever ici ou là. De toute façon, impossible de rester critique devant un spectacle tellement humain.

Surtout que le film ne se résume pas à une farce ethnique et se double d'une réflexion sur le couple. Si Dany Boon ne montre rien de nouveau dans son jeu d'acteur, Kad Mérad prouve une fois de plus l'étendue de son talent et sa capacité à s'intégrer à n'importe quel univers.

 




Kad Mérad et Dany Boon dans une scène bientôt culte

 

Quand les salles affichent complet et que les gens en sortent avec un grand sourire, on oublie tous les défauts d'un film et on profite de ses qualités.

 

Bertyone2046 




 Un film de Philippe Claudel (Fr, 1h55)

 

avec Kristin Scott Thomas, Elsa Zylberstein, Serge Hazanavicius,...

 

Bande annonce et extraits ici 



Pendant 15 années, Juliette n’a eu aucun lien avec sa famille qui l'avait rejetée. 15 années passées en prison après un terrible drame.
Alors que la vie les a violemment séparées, elle retrouve sa jeune sœur, Léa, qui l’accueille chez elle, auprès de son mari Luc, du père de celui-ci et de leurs fillettes.
 

Mon avis : 

Philippe Claudel est un grand écrivain (Les Ames Grises, Le Rapport Brodeck,...) mais l'équivalent dans la réalisation n'est pas encore vrai. Si le film se laisse regarder sans ennui, c'est uniquement grâce à la prestation des deux actrices principales. Scott Thomas, toute en silence et failles intérieures, et Zylberstein, débordant d'un amour qu'elle ne sait canaliser. Pour le reste, on a la désagréable impression d'être devant un téléfilm qui n'a pas vraiment sa place dans une salle de cinéma. Claudel a donné naissance à un récit hautement littéraire et le traite comme tel. Mais si les silences et l'introspection passent bien sur le papier, la pellicule ne peut s'en satisfaire. D'où une impression de longueur mal maîtrisée. En revanche la direction d'acteur est parfaite. Les hommes, relégués au second plan, sont parfaits de justesse et d'émotion. Mention toute particulière à Frédéric Pierrot qui incarne un flic brisé par la vie.





Un film où seules les actrices (et les acteurs) sortent la tête de l'eau



Dommage que ce qui aurait sûrement fait un livre poignant ne soit devenu un film sans âme.

Bertyone2046





Un film de Doug Liman (USA, 1h35)

 

avec Hayden Christensen, Samuel L. Jackson, Jamie Bell, Rachel Bilson, Diane Lane,...

 

Bande Annonce et extraits ici

 

David Rice a toujours cru qu’il était un jeune homme comme les autres. Jusqu’à ce qu’il découvre, un jour où il frôle la mort, qu’il est doué d’un fantastique pouvoir… David est un Jumper, ce qui lui permet de se téléporter dans n’importe quel endroit dans le monde, de New York à Tokyo en passant par le Sahara.
Il peut ainsi observer 20 couchers de soleil en une soirée, amener sa copine à l’autre bout du monde ou mettre le grappin sur des millions de dollars sans s’inquiéter des serrures et des systèmes de sécurité.
Mais à trop user de son don, David est bientôt repéré et traqué par une étrange organisation qui pourchasse les Jumpers depuis des siècles. Avec l’aide d’un autre Jumper, il va prendre part à la guerre sans merci que les siens mènent aux implacables Paladins.

 

Mon avis :

Non, les Jumpers ne sont pas des gens restés bloqués dans les 80's qui écoutent en boucle le tube de Van Halen. Ceci dit, cela aurait sûrement apporté un peu d'humour à cette aimable série B. Christensen y promène son regard sombre et son élégante silhouette à travers de jolies cartes postales et Jamie Bell y prouve une nouvelle fois son talent mais l'ensemble souffre d'un mal typiquement américain : le formatage.

Dommage car on aurait en savoir plus les Jumpers et leurs pouvoirs plutôt que d'être obligé de suivre une love story absolument pas crédible (pourquoi le héros choisit de revenir retrouver son amour d'enfance  pile au moment où il vient de découvrir que les Paladins veulent sa peau?). Vraiment dommage car la mise en scène de Doug Liman est suffisamment énergique pour que l'on s'intéresse à cette histoire dont la fin ouverte appelle clairement à une suite. Hélas, le scénario n'est pas à la hauteur et on devine que des pans entiers du roman d'origine sont passés à la trappe. Il n'en reste pas moins un divertissement bien fichu aux effets spéciaux assez bluffants.

 

 


Amour, quand tu nous tiens...

 

Bertyone2046 




Un film de Joel et Ethan Coen (USA, 2h02)

 

avec Josh Brolin, Javier Bardem, Tommy Lee Jones,...

 

Bande annonce et extraits ici

 

 A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer...

Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir. Moss doit désormais échapper à ceux qui le pourchassent, notamment à un mystérieux tueur qui décide du sort de ses ennemis en jouant leur vie à pile ou face...

 

Mon avis :

Que c'est bon de retrouver les frères Coen au sommet de leur art. Si avec eux on peut prendre le risque d'être parfois très déçu (si, si), cette fois c'est du lourd qu'ils envoient. Et l'oscar du meilleur film est amplement mérité. Tout ce que l'on peut aimer chez eux est là. Les grands espaces, les personnages décalés, l'humour noir, la désillusion et les tueries frénétiques. Bien qu'adapté d'un roman, le scénario semble tout droit sorti de la tête des deux frangins.
Avec ce polar très noir, les Coen reviennent aux sources de leur cinéma, enrichis d'années à explorer divers chemins. Economie de mot, dilatation du temps et de l'espace, ils maîtrisent absolument tout ce qui pouvait passer pour une joyeuse expérimentation par le passé.

 

 



Oscar du meilleur second rôle mais pas de la plus belle coiffure

Une des forces des frères Coen a toujours été de trouver des perles d'acteurs. Et cette fois encore ils ont tapé dans le mille. Javier Bardem, qui y a gagné un oscar au passage, est parfait en tueur orgasmique à l'improbable coiffure. Un ange de la mort comme les Coen n'en avaient plus convoqué depuis Arizona Junior, c'est dire. Tommy Lee Jones, le vieil homme du titre, trimballe sa désillusion jusqu'à se retirer du monde. Et Josh Brolin explose à l'écran. D'une présence folle et d'un charisme fou, il habite le film à tel point que le rythme chute gravement dès qu'il n'est plus là. Un grand film de 2008. Un vrai jouissance de cinéphile (phage). Que du bonheur!


Bertyone2046



 

Un film de Frédéric Forestier et Thomas Langmann (Fr, 1h53)

 

avec Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Benoît Poelvoorde, Alain Delon, Vanessa Hessler, Franck Dubosc et plein de gens qui sont venus faire coucou...

 

Bande annonce et extraits ici

 

 

Asterix et Obelix, dans de nouvelles aventures où ils devront remporter les Jeux Olympiques, permettre au jeune Gaulois, Alafolix, d’épouser la Princesse Irina et lutter contre le terrible Brutus, prêt à tous les stratagèmes, pour lui aussi gagner les Jeux Olympiques et se débarrasser de son père : Jules César. 

 

Mon avis :

Moins drôle que la version Chabat, mais toujours mieux que la version Zidi, voici la nouvelle livraison des aventures d'Astérix (de plus en plus en retrait de ses propres aventures). Cette fois c'est le producteur Thomas Langmann qui est aux commandes. Oublions les histoires de gros sous pour se concentrer sur le film et constater que c'est bien moins pire que ce à quoi on pouvait s'attendre. Certaines séquences sont même bien amusantes, mais elles n'ont pas grand chose à voir avec le film lui-même. Ceci étant dit, le film regorge quand même de défauts. A commencer par un scénario asthmatique qui ne trouve jamais sont second souffle (tant est qu'il y en eut un premier). Co-production oblige, les gaulois parlent avec l'accent québecquois et c'est gênant. Le défilé de guest stars est tel que la fin du film, même si elle peut faire sourire, est un grand n'importe quoi. Et puis bientôt, Astérix sera crédité d'une participation si sa présence à l'écran continue à diminuer. C'est d'autant plus dommage que Clovis Cornillac était l'acteur qui manquait depuis le début de la saga.

 

 

La vrai star du film



Et finalement, le vrai duo vedette du film est celui de Brutus et César, incarnés par Poelvoorde et Delon. Entre ces deux-là, la comédie fonctionne. Delon n'hésite pas à se parodier et les références à sa carrières sont exquises (et contredisent les propos du réalisateur qui dit avoir fait un film pour les enfants). En dehors de ces moments plutôt goûteux,  le film se promène assez paresseusement sur ses gros moyens. Alors certes, on en a plein la vue (bien que les effets spéciaux semblent déjà dater) mais pas plein la tête. Dommage qu'aucune direction d'acteur ne soit venu pousser les comédiens à se dépasser, chacun faisant ce qu'il fait déjà de bien ailleurs (Alexandre Astruc recycle son roi Arthur avec un changement minime de costume, à croire qu'il est venu tourner entre deux épisodes de Kaamelott). Dommage, d'autant que Chabat avait placé la barre très haut, que la folie ait été volontairement retirée de ce film. Au final, Astérix est toujours drôle mais ressemble surtout à un vieux lion qui aurait perdu ses crocs.


 Bertyone2046 


 Un film de Matt Reeves (USA, 1h30)

 

avec Michael Stahl-David, Mike Vogel, Lizzy Caplan, ...

 

Bande annonce et extraits ici

 

Tout commence par un grondement à New York...
Lors d'une soirée mondaine, un étrange bruit se fait entendre. Les invités sortent sur le toit pour savoir de quoi il s'agit : une boule de feu tourne et menace Manhattan. Un monstre attaque New-York...

 

 

Mon avis :

Gros buzz sur Internet, le film ne déçoit pas mais ne surprend pas vraiment non plus. Finalement son principal est de venir après le Projet Blair Witch dont il reprend l'intégralité du concept (le film que l'on voit est un témoignage vécu de l'intérieur). Si on a le ventre bien accroché et que l'on n'est pas sujet au mal de mer, cette "caméra vérité" peut être gage d'identification et donner l'impression de participer à l'action. Cela peut aussi empêcher de rentrer dans le film...

Le vrai point fort est sûrement de laisser le spectateur dans l'expectative la plus totale. Pas de tête connue au casting donc n'importe qui peut mourir n'importe quand. Et surtout, le fameux monstre qui détruit New York n'est jamais clairement montré et on ne sait jamais d'où il vient et pourquoi il est tellement en colère. De ce point de vue, un peu de suggestion dans un tel jeu de massacre ne pouvait qu'être bienvenue.

 

  Souris chérie, c'est pour la caméra...  Au final, Cloverfield n'est pas le gros choc promis mais plutôt un Godzilla vue de l'intérieur, du côté des victimes et non des héros. Le film est, en tout cas, suffisamment spectaculaire pour ne jamais ennuyer. Bertyone2046 

 




 
bertyone2046
 
Un espace pour ceux qui aiment tous les cinémas. Sans à priori, ni échelle de valeur. On va bouffer du film!!!!!
 
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2006-09-24 19:02:39
 
Dernière mise à jour
2008-03-06 17:48:45
 
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