
Un film de Vincent Garenq (France, 1h33)
avec Lambert Wilson, Pascal Elbé, Pilar Lopez de Ayala, Anne Brochet,...
Bande annonce et extraits ici
Attention sujet sensible. Dommage que le film ne le soit pas autant et se contente d'enfiler (avec une certaine élégance) les clichés. Les gays ont du goût pour la déco et de super jobs. Les sans papiers ressemblent à des princesses et les meilleures copines ont de têtes de... meilleure copine. Si Lambert Wilson tire admirablement son épingle du jeu et donne l'impression de n'avoir jamais pris autant de plaisir dans un rôle, on ne peut pas en dire autant de la réalisation de Vincent Garenq. Encore une preuve que les bonnes intentions ne font pas les bons films.
Bertyone2046

Un film de Marcel Langenegger (Usa, 1h39)
avec Hugh Jackman, Ewan McGregor, Michelle Williams,...
Extraits et Bande annonce ici
Le titre original dit tout ! Obi Wan et Wolverine sont dans de sales draps. Ils croyaient tourner dans un film et en fait ils étaient piégés dans un épisode de Hollywood Night, la thématique nanar US des samedi soirs de TF1 dans les 90's. Et encore, c'est vraiment faire honneur au film de Marcel Langenegger que de lui prévoir un futur sur une grande chaîne de télévision. Tout sent le réchauffé dans cette purge cinématographique. A une intrigue maintes fois traitées depuis une vingtaine d'année, s'ajoute une interprétation fade et des situations jamais crédible (trop fort le petit comptable qui n'arrive pas à dire bonjour à une fille mais qui perce le secret du méchant en dix minutes et un coup de fil). Et n'oublions pas une fin d'une absurdité totale.
Thriller pas effrayant et n'ayant de sexy que le casting (sur le papier), Manipulation donne surtout envie de revoir ce petit chef d'oeuvre de noirceur manipulatrice qu'était Bad Influence (avec Rob Lowe et James Spader). Mais Curtis Hanson était un vrai réalisateur. Au fait, quelqu'un a des nouvelles ?
Bertyone2046

Un film de Christopher Nolan (USA, 2h27)
avec Christian Bale, Heath Ledger, Michael Caine, Aaron Eckhart, Gary Oldman, Maggie Gyllenhaal, Morgan Freeman, ...
Extraits et bande annonce ici
Après avoir merveilleusement revisité les origines du Batman dans Batman Begins, Christopher Nolan revient aux affaires à Gotham dans ce qui pourrait bien constituer le maître étalon d'un genre assez récent : le film de super héros. Et encore, ce Dark Knight est traité avec tant de réalisme que l'on peut légitimement s'il a encore quelque chose à voir avec le genre. Après une première scène époustouflante et digne d'un film de Michael Mann, Nolan nous entraine dans un monde où le noir est la couleur dominante. Si le premier épisode nous contait la naissance d'un héros à travers ses motivations, le Dark Knight est le récit d'une chute. La chute des idéaux, de la naïveté et de l'amour. Fini le temps de l'innocence ! Confronté à un ennemi qu'il ne comprend pas, Batman est obligé de revoir tous les fondements de sa lutte contre le crime. Face à un mal dont il n'imaginait même pas l'existence, il doit plonger un peu plus profond dans les ténèbres pour trouver la force de se dresser face au terrible Joker. En cela, le scénario des frères Nolan est en tout point parfait. Prenant le temps de longues expositions, il sait accélérer lorsque c'est nécessaire. Et pour une fois, Batman n'est pas réduit au rôle de faire-valoir lorsque le méchant se révèle génial.
Heath Ledger, sûrement le meilleur Joker à l'écran.
Comme évoqué précédemment, la mise en scène très formelle, très réaliste, de Nolan, contribue à rendre l'ensemble terriblement réel. D'où une puissance inégalée qui résulte du face à face entre le Batman et le Joker. Point de second degré, de dérision inutile ou d'ambiance trop super héroïque. Ici, malgré de superbes envolées telle la scène de Tokyo ou l'affrontement final, tout semble réel et crédible. Le spectateur n'en est que plus immergé dans la déprime gothamite. Et si la réussite formelle est indéniable, le film est également porté par un casting hors pair qui donne le meilleur de lui-même. Dans le rôle titre, Bale parvient à donner une substance à Bruce Wayne et de la profondeur au justicier masqué. Certes, il est dans le prolongement de ce qu'il avait montré dans le premier opus, mais il prouve qu'il faut bien plus qu'un (superbe) costume pour incarner Batman. En face, et malheureusement pour la dernière fois, se tient Heath Ledger. Plus qu'incarner un Joker inattendu, il réinvente le personnage. Loin de l'adaptation fidèle livrée par Jack Nicholson, il compose un personnage totalement perverti. Un anarchiste, adepte du chaos, qui fait le mal juste parce qu'il en a la possibilité. Sans chercher à justifier son personnage, il livre une prestation testament qui prouve bien le talent dont il était pétris. Aidé par un maquillage digne d'un travelo à cinq heures du mat', l'acteur est constamment sur la corde raide et empêche le spectateur de savoir s'il faut rire ou trembler. Vient ensuite Aaron Eckhart, penchant lumineux de Batman avant d'être perverti par le Joker, qui livre une partition toute en charme et passion avant de dévoiler son côté sombre (un peu moins convaincant). Pour le reste, on retrouve les habitués (Caine, Freeman, Oldman) et Maggie Gyllenhaal remplace avantageusement Katie Holmes.
Batman devra faire face à ses propres démons...
Le film se termine en appelant une troisième partie. Si Nolan continue la surenchère de la qualité, la trilogie devrait se clore en apothéose. Vivement...
Bertyone2046

Un film de Matteo Garrone (Italie, 2h15)
avec Toni Servillo, Gianfelice Imparato,...
Bande annonce et extraits ici
Adaptation du livre enquête de Roberto Saviano, Gomorra ne peut laisser indifférent. C'est même un pessimisme lourd et sombre qui s'abat sur nous à la sortie de la projection. Garrone nous invite à une plongée sans fard dans la corruption la plus absolue. Nous assistons à la mort de l'innocence et au triomphe du mal, ni plus ni moins. Il y a bien quelques lueurs d'espoir, mais elle sont si sombre dans une nuit si épaisse.
En suivant le destin de plusieurs personnes, chacune représentative d'un échelon de l'emprise de la Comorra sur la vie de la cité, et en se pliant à une forme évoquant plus le documentaire que le film, le cinéaste nous livre un portrait criant de vérité et poignant au plus haut point. De l'homme de main sans envergure à l'entrepreneur mafieux, en passant par les jeunes caïds rois du monde quelques jours avant de finir abattus comme des chiens, c'est une véritable radiographie de la corruption italienne qui nus est donnée en spectacle.
Passionnant de bout en bout, le film dresse un bilan sans concession de notre société. A ne pas manquer!

Ils rêvent de Scarface et de Tony Montana. Ils vont mourir comme des chiens.
Bertyone2046
Un film de Rob Cohen (USA, 1h51)
avec Brendan Fraser, Jet Li, Maria Bello, Michelle Yeoh,...
Bande annonce et extraits ici
Revoici la famille O'Connell dans de nouvelles aventures. Malheureusement, il s'agit des moins palpitantes de leur existence cinématographiques. L'humour balourd est présent à toutes les scènes et Fraser est plus confiné au rôle du pitre qu'à celui du héros. Un rôle qui est confié à son fils (besoin de rajeunir le public ?). Les clichés du genre sont réunis et si l'on ne peut pas dire que l'on s'ennuie, on n'est jamais surpris non plus. Le film avance constamment en terrain connu et les seules innovations révèlent des effets spéciaux. Et encore, la scène des yétis est bien loupée... Au niveau du jeu d'acteur, Jet Li prouve une nouvelle fois qu'il ne dispose que d'une seule expression et le reste du casting semble en roue libre. Il serait temps que les O'Connell songent à prendre une retraite bien méritée, au risque de gâcher le souvenir de leurs précédentes aventures.

Attention, quand O'Connell pas content, O'Connell grimacer...
Bertyone2046

Un film de Chris Carter (USA, 1h44)
avec David Duchovny, Gillian Anderson,...
Bande annonce et extraits ici
"Etes-vous prêt à affronter la vérité ?" demande l'affiche. Et bien la vérité est que la série X Files est morte et enterrée et que ce piteux long métrage n'apporte rien au mythe. Pour tout dire il ressemble à un épisode oublié. Un épisode si mauvais, sans surnaturel ni inspiration, que les producteurs auraient décidé de ne pas le diffuser. Car passé le plaisir fugace de retrouver Mulder et Scully, rien ne vient troubler le profond ennui durant la projection. Le duo est, la plupart du temps, séparé et en désaccord et l'intrigue les confronte à un simple pseudo Frankenstein. Et ce n'est pas la réalisation, aussi plate que les paysages enneigés qui servent de décor, qui pourrait sauver l'entreprise. Un tel come back n'était absolument pas nécessaire. Vraiment aucun intérêt.

Ils sont de retour. Tant mieux pour eux, tant pis pour nous...
Bertyone2046

Un film de Vincent Lobelle et Stephen Cafiero (Fr, 1h25)
avec Patrick Mille, Frédérique Bel, Vincent Desagnat, Hélène de Fougerolles, Sam Karman, ...
Bande annonce et extraits ici
Le film con est un genre en soi qui obéit à des codes bien définis (jeu des acteurs au premier degré, ridicule assumé des situations,...) dont les ZAZ (auteurs de la série des Y-a-t'il un... pour sauver..., Top Secret et autres) ont livré quelques uns des meilleurs exemples. Les Dents de la Nuit a le mérite de prouver que les Français sont capables de rivaliser avec les Américains sur ce niveau. Totalement assumée, la bêtise du film est flagrante dans chacun de ses plans et cela en devient jouissif. Porté par un casting qui a l'air de vraiment s'amuser (la palme à Hélène de Fougerolles qui campe une blonde d'anthologie), le film séduira les amateur de grosse farce et de troisième degré.

En avant pour la grosse déconne!
Bertyone2046